Les cages d’escalier ont une histoire !

Conférence de Catherine SCHMUTZ

mercredi 28 novembre 2018 – 18H30

Salle du Conseil, Ferme du Manoir, 3 Place du Château, Nyon

Au début du XXe siècle, alors que les arts décoratifs fleurissent dans toute l’Europe, les cages d’escalier des immeubles d’habitation sont des lieux de représentation par excellence, souvent conçues avec un grand souci du détail. Catherine Schmutz, bien connue des Nyonnais en tant qu’historienne de la ville et de la région, présentera  les cages d’escalier de Suisse romande. Elle a participé à un ouvrage sur le sujet.

Un apéritif sera offert au terme de la conférence pour prolonger la discussion. Entrée libre.

Valorisation de l’amphithéâtre

ARTICLE DE LA COTE – 30 AOUT 2018

“Un pas de plus vers la valorisation de l’amphithéâtre”

Inaccessible au public depuis 22 ans, l’amphithéâtre de Nyon deviendra zone d’utilité publique. La Municipalité est enfin parvenue à s’entendre avec le dernier opposant.

PAR ANTOINE GUENOT

C’est une avancée, même si rien de concret ne devrait sortir de terre avant quelques années: le plan de quartier, qui doit permettre de valoriser l’amphithéâtre, va enfin pouvoir être mis en œuvre. La Municipalité est en effet parvenue à s’entendre avec le dernier opposant au projet, un voisin direct, après trois longues années de négociations.

C’était la hauteur d’un édicule, envisagé comme local technique, qui posait problème au riverain. Au départ, quatorze habitants avaient manifesté leur désapprobation. Mais leurs oppositions avaient été rapidement levées, sans que ceux-ci décident de faire recours.

L’application de ce plan de quartier signifie que le terrain, jusqu’ici considéré comme zone à bâtir, va être réaffecté en zone d’utilité publique. Et cela marque une première étape vers l’ouverture et la valorisation du site. «Le dossier va pouvoir revenir sur la table de la Municipalité, qui l’a inscrit dans son programme de législature, indique la municipale de la culture, Fabienne Freymond Cantone. La validation de ce plan de quartier signifie uniquement qu’un certain nombre de volumes sont autorisés sur la parcelle. Rien de plus.»

«Jules II» toujours dans les tiroirs

En 2011, un projet architectural, baptisé «Jules II», avait été retenu par la Municipalité. Plus modeste que sa première mouture (avec musée et installations pour la tenue de spectacles), il prévoyait la construction d’une liaison piétonne surplombant l’amphithéâtre. Et d’un édicule sur deux niveaux (qui posait donc problème au dernier opposant) pour stocker du matériel technique et créer un lien visuel avec la ville.

Ces plans sont toujours dans les tiroirs de la Municipalité «mais ils doivent encore être discutés en profondeur et affinés», indique Fabienne Freymond Cantone. Surtout, ils devront être mis à l’enquête et ce processus devra bien entendu être validé par le Conseil communal. Qui décidera enfin si oui ou non un crédit de réalisation peut être débloqué. On l’aura compris, l’amphithéâtre devrait dormir sous bâches encore quelques années.

Du rêve à l’imbroglio juridique

C’était en 1996. Les pelleteuses d’un vaste projet immobilier mettaient à jour, totalement par hasard, les ruines de l’amphithéâtre. Une fabuleuse découverte pour Nyon, moins pour le promoteur qui n’a pas eu d’autres options que de jeter l’éponge. Et de revendre le terrain au canton.

Rapidement, la Ville le rachètera à son tour et nourrira de grands projets. Au début des années 2000, en collaboration avec le canton, elle avait lancé un concours d’architecture. Les lauréats proposaient alors d’y implanter un musée et d’y construire un parvis public. On envisageait aussi de l’aménager pour pouvoir y organiser concerts et spectacles. C’était le projet «Jules». Trop coûteux et trop compliqué, finalement, d’autant que ces réalisations auraient empiété sur le domaine privé. Et que les riverains s’y opposaient massivement.

En 2011, une nouvelle mouture, plus modeste, voyait enfin le jour sous le nom de «Jules II». Trois ans plus tard, le Conseil communal donnait le feu vert au plan de quartier devant permettre sa réalisation. Mais il aura donc fallu attendre encore trois années supplémentaires pour venir à bout des oppositions.” (fin de l’article de La Côte)